Voici une petite découverte intéressante.

Pat Metheny, l’un des plus grands guitaristes de l’histoire contemporaine du Jazz, et même de la musique en général, a sorti l’année dernière un album nommé « Orchestrion » (que je ne découvre qu’aujourd’hui, honte à moi), où il joue seul, ou plutôt avec d’autres musiciens qui sont en fait des robots. Mais qu’est-ce qu’il raconte ?

Si, si, des robots instruments, créés pour l’occasion par différents inventeurs, dont un certain Ken Caulkins pour la basse et les percussions ou encore Eric Singer, directeur de Lemur, équipe ayant crée la plupart des autres instruments de l’orchestre.

Pat Metheny joue donc seul avec des robots/instruments acoustiques et électriques, produisant des sonorités et tonalités riches et diverses.

Si j’ai bien compris, chaque instrument à sa propre partition, et les informations et notes sont transmises par le biais de la guitare à un système de mécaniques, de bobines et de pneumatiques qui génèrent une action sur chaque ou plusieurs instruments. Il faut alors à la fois jouer des notes qui doivent être entendues, et d’autres qui ne servent qu’à déclencher les parties des instruments concernés : v’la le challenge.

L’ orchestre s’exécute donc non seulement en fonction du jeu qu’on lui impose, mais aussi en fonction du feel et du jeu de Metheny, et la musique évolue en fonction de l’interaction qui se créée entre les instruments et le guitariste, par le biais de l’improvisation.

C’est un peu comme dans un groupe, et qu’une atmosphère se crée, résultant du jeu des musiciens, en jazz notamment.

Il s’agit alors de jouer un morceau dont une structure est établie, tout en le faisant évoluer d’une manière ou d’une autre, notamment par le biais de l’improvisation.

C’est ce qui fait qu’un même thème peut être joué différemment à chaque fois, explorant différentes directions, et c’est apparemment ce que cherche à reproduire le guitariste mais tout seul.

Et le résultat est assez impressionnant, car non seulement la musique est stylée, mais la prouesse technique et musicale est indéniable.

Voici la démo de présentation dirons-nous :

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et un extrait de l’album :

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Pat Metheny s’est toujours penché sur les avancées technologiques en rapport avec la musique, il est depuis toujours reconnaissable par le fait qu’il utilise des sonorités de violon, de flûte ou de cithare entre autres, pour doubler sa guitare.

En voici un exemple, sur le pont, avec ce magnifique morceau, « Follow me », en live avec le Pat Metheny Group, et Steve Rodby, Paul Wertico et Lyle Mays.

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